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base élèves serait-elle mieux sécurisée que le système bancaire suisse ?

samedi 26 mai 2007

LDH Toulon

Bien entendu, les informaticiens français, en particulier ceux du ministère de l’Education nationale, sont excellents ! Mais qui peut garantir aujourd’hui que base élèves est à l’abri de toute intrusion malveillante ?

Car même les Américains …

Du fait notamment du coût élevé des études supérieures et des restrictions budgétaires touchant les programmes de bourses fédérales, le recours aux prêts s’est généralisé pour les étudiants aux Etats-Unis. Ce secteur économique réalise actuellement un chiffre d’affaires annuel de 85 milliards de dollars. De quoi aiguiser bien des appétits !

Dans le Washington Post du 15 avril, un article de Amit R. Paley révèle que depuis quelques années des sociétés privées spécialisées dans le prêt aux étudiants accédaient de façon illicite à une base de données nationale contenant des informations confidentielles concernant des dizaines de millions d’étudiants américains.

Cette base de données, connue sous le nom de « Système national de données pour le prêt aux étudiants » (NSLDS : National Student Loan Data System) a été créée à grands frais par le gouvernement américain, en 1993.

Le NSLDS comporte 60 millions de dossiers – un par personne. Chaque dossier regroupe un certain nombre d’informations personnelles comme le numéro de sécurité sociale de l’étudiant, son adresse email, son numéro de téléphone, sa date de naissance, ainsi que des informations d’ordre financier comme le montant de ses remboursements de crédits et son endettement. Ces dossiers permettent au service du prêt aux étudiants du ministère de l’Education (Education Department) de déterminer s’il remplit les conditions requises pour bénéficier d’un prêt, et qui aident au recouvrement des remboursements de ses prêts.

Le NSLDS est couvert par des lois fédérales de protection de la vie privée.

Une base de données objet de toutes les convoitises

En théorie, une société de prêt ne peut avoir accès au dossier d’un étudiant qu’avec l’accord de celui-ci ou si elle entretient déjà des relations financières avec lui.

La concurrence acharnée que se livrent les compagnies de prêts pour développer leur clientèle a entraîné un certain nombre de “dérives” et le scandale a fini par éclater : certains organismes de prêt sont, grâce à certaines complicités, parvenus à pénétrer dans la base de données NSLDS, à se constituer des listes d’étudiants à démarcher, et à détecter des emprunteurs à faible risque qui ont alors été noyés sous des messages publicitaires leur proposant des plans de consolidation. [1]

Depuis quelques années, ces intrusions illégales se sont multipliées. Le problème a pris une telle ampleur que le ministère de l’éducation a décidé le 17 avril 2007 d’interrompre provisoirement l’accès au serveur, le temps pour l’administration de revoir les conditions d’accès et de renforcer la sécurité (plus de $650.000 ont été dépensés depuis 2003 pour sécuriser la base de données). L’accès à la base de données a commencé à être progressivement rétabli le 2 mai, après une interruption de deux semaines.

Mais le nombre de personnes bénéficiant d’un droit d’accès à la base de données NSLDS va être considérablement réduit (cela concernait ces derniers temps environ 29.000 administrateurs financiers d’université et 7.500 employés de sociétés de prêt).

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LDH Toulon

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