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Vendredi 3 juillet 2009 : Grève à Météo-France et délégations régionales à Paris

jeudi 2 juillet 2009, par rennes info

Communiqué de presse intersyndical du mercredi 1er Juillet 2009

Le PDG de Météo-France va annoncer la suppression d’un grand nombre de centres départementaux de la météorologie au Conseil d’Administration de l’Etablissement ce vendredi 3.

Des délégations régionales expriment la colère des météos face à ces suppressions de centres et leur inquiétude face à la restructuration, vécue comme un véritable gâchis humain, scientifique et technique. Elles défendent « l’outil en place », une organisation qui fait ses preuves chaque jour et qui donne satisfaction au public, aux institutionnels et aux clients. Dans le contexte d’une société de plus en plus « météo-sensible », en attente de prévisions précises et adaptées, d’un système fiable et réactif pour le suivi des phénomènes dangereux, interrogative sur les changements climatiques, se priver de tout le savoir-faire accumulé par le personnel de Météo-France paraît absurde et irresponsable, et va à l’encontre des réflexions du Grenelle de l’Environnement.

Le personnel et l’ensemble des syndicats continuent à rejeter cette ré-organisation hâtive, techniquement et scientifiquement discutable, inéquitable sur le plan territorial, socialement injuste.

Pourquoi des suppressions de centres ?

Parce qu’il s’agit de mettre en œuvre mécaniquement la politique gouvernementale de diminution des effectifs sans anticiper des conséquences qu’aura la ré-organisation sur le service rendu par Météo-France à la société, notamment en cas de phénomène dangereux, et sans se soucier du sort des fonctionnaires en place dans les départements, déjà touchés de plein fouet par le désengagement de l’Etat (Hôpitaux, Tribunaux, Trésorerie, Gares, Postes, etc.... ).

Il aurait pourtant été souhaitable que le ministre de tutelle M. Borloo mette en œuvre la consultation des partenaires et usagers comme il s’y était engagé. Le fait que cette promesse ne soit pas tenue montre bien que les enjeux météo et l’intérêt général ont bien peu pesé devant les préoccupations d’affichage politique de réduction des effectifs.

Concrètement, ce qui va changer

Suppression de 18 centres en 2012 (Ambérieu, Vichy, Chartres, Melun, Le Bourget, St Quentin, Evreux, Bar-Le-Duc, Epinal, Belfort, Entzheim, St Brieuc, Quimper, Carcassonne, Figari, Mt Aigoual, Millau, Guéret). Suppression de 13 centres en 2013 (Le Puy, Auxerre, St Geoirs, Charleville-Mézières, Colmar, Vesoul, Laval, St Auban, Mende, Carpentras, Bergerac, Gourdon, Montauban). Perspective de suppression de 22 centres d’ici 2017. Soit au total plus de la moitié des centres départementaux. Pour les effectifs, une suppression de 131 postes d’ici 2012, de 500 d’ici 2017, sur un effectif actuel de 3700 en métropole et outremer.

Automatisation systématique de l’observation du temps, avec une très forte diminution du nombre d’agents en charge de la surveillance du temps. Organisation hyper-centralisée dans les activités de prévision, y compris celles, très spécialisées (marine, aéronautique, montagne) ou celles touchant directement à la sécurité !

Actuellement, présence d’un agent prévisionniste par département. Il n’y en aura plus qu’un pour 3 départements en moyenne, parfois 4 ! En cascade, réorganisation des services régionaux et centraux : changements de métier, de postes, mutations. Diminution des fonctions support, logistique et d’appui réseau, instrumentation, informatique. Ce sont des pans entiers d’activités parfaitement maîtrisées par les agents de Météo-France qui seront abandonnés, parfois donnés au privé.

SPASMET-Solidaires SNM/CGT SNITM/FO CFDT

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