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Une grève qui dure au CHGR, avec un constat sans appel

mardi 14 novembre 2017

Les salariés du Centre Hospitalier Guillaume Régnier (CHGR) de Rennes ont débuté un mouvement de grève mardi 7 novembre à 7h. Chaque jour depuis mardi dernier (sauf ce w-e), un mouvement est organisé à l’accueil de l’établissement, où une tente a été installée pour la grève jour et nuit !

Après six jours et trois de nuits de grève, la situation au CHGR ressemble sensiblement à la même chose au sein de l’établissement, mais nous avons appris une chose depuis que nous avons provoqué ce mouvement avec les salariés, c’est que la culture de l’individualisme que l’on tente inlassablement de nous inculquer n’est pas encore sortie triomphante. Les salariés nous ont démontré ces quatre derniers jours et ces trois dernières nuits que nous avions raison d’espérer que rien n’est absolument et totalement inéluctable.

Cette grève est plus que jamais d’actualité

L’hôpital n’a plus de lit disponible depuis plusieurs jours. Ainsi, ce week-end :

- la direction a dû installer des lits supplémentaires dans 2 unités de soins
- un patient à dû être accueillit dans une unité de patients hospitalisés au long court
- un patient a été accueilli sur le lit d’un patient en permission de week-end
- l’établissement a dû solliciter les hôpitaux psychiatriques de la région pour accueillir les patients

Le sous-effectif devient régulier : Ainsi, cette semaine un agent était seul toute une nuit dans son service, faute de personnel disponible. Plus tôt dans la semaine, une nuit, un agent de la MAS à dû aller faire sa nuit dans une unité d’hospitalisation de psychiatrie adulte ce qui a occasionné un sous-effectif sur la MAS.

Un climat professionnel anxiogène source de risque suicidaire : Ce management par la peur, comme à France Télécom en 2008-2009, a occasionné des suicides. Au CHGR, nous avons alerté depuis des mois la direction sur le risque suicidaire présent parmi les rangs du personnel. Cette déstabilisation permanente des salariés est la cause de bien des problèmes. Les agents sont épuisés cela se ressent jour après jour avec l’augmentation du taux d’absentéisme (8,10% en 2016 contre 6,64 % en 2014).

Une violence permanente : Chaque semaine la violence est palpable au sein de l’établissement. Cela en devient ordinaire comme ce dimanche matin ou un soignant a été agressé. En 2016, 46% des 1973 événements indésirables concerne la sécurité des personnes, soit 907 faits de violence au sein du CHGR.

Malheureusement, la direction, l’ARS, la Préfecture et les élus restent sourds aux alertes.

Fautes de réponses, les salariés réinstallent le barnum devant l’accueil de l’hôpital. Nous espérons cette fois ci au moins un message, par respect pour ses hommes et femmes qui font le service public hospitalier.

Pour rappel, nous demandons : l’ouverture d’un service d’hospitalisation supplémentaire de 20 lits, l’augmentation du pool d’établissement à hauteur de 15 ETP, l’amélioration des conditions de travail, la résorption de l’emploi précaire, l’octroi de moyens budgétaires à la hauteur des missions de services publics qui incombent à l’établissement, la résorption des sous-effectifs notamment mis en lumière par les inscriptions au registre des Dangers graves et imminents, une analyse fine des causes de l’absentéisme et un retour à 20 RTT annuels.

Sud Santé CHGR

E-mail : sudchgr gmail.com

Web : http://www.sudsantesociaux35.org/

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