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Salle de la Cité : L’annulation de la « facture » est légitime !!

lundi 17 septembre 2018

Maison du Peuple. Rennes

Pendant les manifestations intersyndicales et de la jeunesse contre la loi travail en 2016, la salle de la Cité a été occupée par les manifestants à plusieurs reprises.

Compte tenu de la tension et des affrontements, l’Union syndicale Solidaires 35 avait accepté de signer une convention d’occupation de la salle de la Cité à titre gratuit du 3 mai 2016 au 11 mai 2016.

En effet, il était nécessaire dans la situation sociale très tendue de trouver un lieu d’expression de cet important mouvement social.

La ville de Rennes qui soutenait François Hollande et les dispositions modifiant le code du travail a par la suite et très tardivement demandé au syndicat Solidaires 35 de payer une facture de 46 345 euros qui serait liée aux dégradations.

Contestant cette décision, l’Union syndicale Solidaires 35 a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Rennes.

L’audience ayant lieu lundi 17 septembre 2018, le délibéré sera connu dans quelques semaines.

Toutefois le rapporteur public a considéré que beaucoup d’éléments de la facture présentée par la maire de Rennes n’étaient pas étayés et a proposé au tribunal de ramener la facture à 24 415 euros.

Ce qui est, à notre avis, est encore trop ! Ceci n’est pas acceptable pour 4 raisons :

  • AVANT l’occupation de la salle de la Cité, la salle de la Cité était laissée à l’abandon par la mairie et la municipalité de Rennes avait bien l’intention de n’en rien faire privilégiant des sommes colossales pour la rénovation du couvent des Jacobins. C’est ainsi que l’étage de la salle de la Cité était déjà interdite au public puisque la structure menaçait de s’effondrer.
  • Grâce à l’occupation, le mouvement social a rappelé à la maire de Rennes que la salle de la Cité rebaptisée la « Maison du Peuple » a toujours été un lieu de manifestations populaires, de débats syndicaux et d’expression des luttes.
  • La somme de 46 345 euros réclamée par la maire de Rennes est loin d’être suffisante pour permettre l’ouverture de la salle de la Cité au public. De l’aveu même de la maire, c’est plus d’1 million d’euros qu’il faut pour permettre l’ouverture de cette salle. Ce qui prouve que les « dégradations » sont marginales dans l’état délabré de la salle de la Cité
  • Il faut rappeler qu’alors que la convention avec Solidaires 35 n’a été signée que du 3 mai au 11 mai, l’occupation a duré beaucoup plus longtemps et que la salle de la Cité a subi les assauts des pompiers, des forces de police, du raid, etc...

Dans ces conditions, faire porter sur le syndicat Solidaires 35 le coût des réparations apparaît non seulement excessif (ce qu’a pu noter le rapporteur public) mais totalement incongru.

S’il peut être normal que la maire de Rennes subventionne à hauteur de 100 000 euros (auxquels s’ajoutent 190 000 euros de la Région Bretagne, et 30 000 du département) le festival « politikos » qui se déroule seulement sur 4 jours, il serait tout à fait normal qu’une municipalité de gauche subventionne un mouvement social (et culturel) qui a occupé la salle de la Cité et qui s’est déroulé sur plusieurs mois, entraînant des milliers d’acteurs et de participants !

Évidemment, l’Union syndicale Solidaires 35 persiste dans son intention d’être exonérée de toutes représailles financières qui ne sont que la recherche de crispations politiques.

Rennes le 17 septembre 2018

Union Syndicale Solidaires d’Ille et Vilaine

Gérard Huré

S. Bourgin

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