Université de Rennes 1 - CNRS et autres EPST
SNTRS-CGT, FERCSup-CGT, SNPREES-FO, SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SOLIDAIRES (SUD
Education, SUD Recherche EPST, SUD Etudiant), CNT-STE
Jeudi 24 janvier 2008 à Rennes : Rassemblement devant la Délégation Régionale du CNRS (74E Rue de Paris) à 10h
Ensuite, Manifestation Fonction Publique. 11h00 Place de la Gare Rennes
Dans un contexte où le pouvoir d’achat des salariés du privé et du public se détériore toujours plus avec les prix qui flambent et les salaires qui n’augmentent pas, la LRU privatise l’enseignement supérieur en généralisant le recours aux contractuels de droit privé, le financement privé, le désengagement de l’état, et l’instauration d’un pouvoir hiérarchique renforcé s’opposant à la collégialité universitaire. Parallèlement, le gouvernement organise le démantèlement du CNRS et des autres EPST, en leur retirant leur rôle de pilote permettant une recherche publique indépendante reconnue de qualité. Le transfert des moyens des EPST vers l’Agence Nationale de la Recherche, initié par le Pacte pour la Recherche, s’accentue de manière exponentielle, affaiblissant le champ des thématiques, et cassant les garanties statutaires des personnels en accélérant le développement de la précarité.
Aujourd’hui, la révision du décret de 1988 relatif aux commissions de spécialistes, comme celle du décret de 1984 sur les services des universitaires, visent à instaurer la modulation des services et la définition des « autres missions » dans chaque Université par le Président, ainsi que « l’intéressement individuel » (loi LRU) opposé à l’augmentation générale des salaires par la hausse uniforme du point d’indice, supprimant de fait les statuts nationaux des universitaires pour les remplacer par autant de statuts locaux que d’établissements. Du côté du CNRS, la mission d’Aubert doit remettre en cause la cotutelle des unités de recherche entre les EPST et les universités, y compris le recrutement et la gestion des personnels, sans aucune négociation avec les syndicats. Quant aux étudiants, le premier décret d’application de la LRU leur propose des contrats d’emplois précaires sous-payés, défavorables à leur réussite, pour des fonctions remplaçant des emplois de personnels permanents IATOS.
Nous refusons toutes ces évolutions désastreuses. C’est pourquoi, les syndicats universitaires et de recherche CGT (SNTRS, FERCSup), SNPREES-FO, FSU (SNESUP, SNCS), SUD (Etudiant, Education, Recherche EPST), CNT-STE de l’Université de Rennes 1 s’associent pleinement à l’appel commun des fédérations de fonctionnaires CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC, SOLIDAIRES (SUD Education, SUD Recherche EPST, SUD Etudiant), à la grève de la Fonction publique le 24 janvier.
Tous les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur EN GRÈVE LE 24 JANVIER 2008 pour :
la REVALORISATION du point d’indice ; un salaire minimum à 1500 € ;
la DÉFENSE du statut général de la Fonction Publique : recrutement par concours ;
déroulement de carrière ; Code des Pensions ; contre l’individualisation des
rémunérations ;
le RETOUR à 37,5 annuités de cotisation pour une retraite à taux plein ;
la DEFENSE du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et de
l’ensemble de ses missions ;
l’ABROGATION de la LRU ;
le MAINTIEN DU STATUT de chercheur à temps plein dans les EPST ;
S’OPPOSER à la transformation des EPST en agences de moyens : retrait du Pacte
pour la Recherche, de l’ANR, maintien de l’évaluation par les pairs, contre l’AERES ;
l’ABANDON du projet de transfert des UMR sous tutelle unique des universités ;
le MAINTIEN des Commissions de Spécialistes actuelles : RETRAIT du projet de
décret les supprimant ;
la CRÉATION de postes, y compris en catégorie C ; pour la titularisation de tous les
précaires ;
MAINTIEN des 35 H et DÉFENSE des droits à congés (maternité, maladie, ..) :
RETRAIT de la circulaire du 21 janvier 2003
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