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PSA Peugeot-Citroën a reconnu avoir reçu 550 000 € de la caisse antigrève de l’UIMM

mercredi 9 avril 2008

550 000 euros pour les patrons !

Le syndicat SUD Psa-Citroên Aulnay condamne les méthodes antisyndicales employées par PSA pour casser les mouvements de grève légitimes des salarié-e-s d’Aulnay. La Direction de PSA utilise l’argent crasseux de l’UIMM, pour s’opposer aux luttes des travailleurs, qui en 2007 ont fait une grève exemplaire de 6 semaines, du 28 février au 10 avril, pour réclamer des augmentations de salaires et l’embauche des intérimaires.

PSA Peugeot-Citroën a reconnu avoir reçu 550 000 € de la caisse antigrève de l’UIMM, à l’issue de la grève de six semaines, sur le site d’Aulnay. En échange, la direction de PSA Peugeot-Citroën règle ses cotisations avec notre argent à la caisse antigrève de l’UIMM.

Les langues vont-elles se délier sur la destination des 19 millions d’euros, retirés en liquide pour lesquels l’ancien président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, refuse de donner les noms des bénéficiaires ? Maintenant on connaît au moins un nom, c’est celui de PSA Peugeot-Citroën !

Honteux, scandaleux, ignoble... Les adjectifs ne sont pas assez forts pour qualifier les méthodes d’atteinte au droit de grève et aux libertés syndicales employées par PSA.

Le syndicat SUD exige que la lumière soit faite sur :
- les destinataires de ces fonds antigrève, les noms des destinataires.
- les noms des syndicats qui ont touché de l’argent pour casser la grève de 2007 et combien ont-ils touché.

Le syndicat SUD PSA Peugeot-Citroën Aulnay exige la restitution immédiate de cet argent à la caisse de grève pour le distribuer aux familles des salarié-e-s qui ont participé à la grève de 2007.

Nous appelons l’ensemble des salariés à se mobiliser pour aller chercher notre argent !! ! Tous ensemble...

SUD PSA Peugeot - Citroën Aulnay
Communiqué, 8 avril 2008

Source : http://www.solidaires-industrie.org/

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  • PARIS (Reuters) - Daniel Dewavrin, ancien président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), a été placé en garde à vue mercredi à la brigade financière dans l’enquête sur les retraits en espèces des comptes de cette organisation patronale, apprend-on source judiciaire.

    Il devrait être présenté d’ici vendredi au juge d’instruction Roger Le Loire en vue d’une mise en examen, ou d’un placement sous le statut de témoin assisté, suivant la mise à jour de charges précises.

    Daniel Dewavrin a précédé de 1999 à 2006 à la tête de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac, déjà mis en examen depuis le 15 janvier pour « abus de confiance, recel d’abus de confiance et travail dissimulé ».

    La procédure concerne des retraits en espèces non justifiés de 19 millions d’euros des comptes de l’organisation de 2000 à 2007. L’ex-bras droit de « DGS », Dominique de Calan et une comptable sont aussi mis en examen.

    Dans la presse et dans de précédents interrogatoires comme témoin, Daniel Dewavrin a repris les termes de Denis Gautier-Sauvagnac, qui soutient que l’argent a servi à « fluidifier les relations sociales », ce qui semble sous-entendre un financement occulte de syndicats de salariés.

    « DGS » a déjà expliqué à la justice que la pratique des retraits en espèces était très ancienne. Il a aussi indiqué à la police qu’il avait remis une fois 5.000 euros à Daniel Dewavrin en espèces, car ce dernier l’avait sollicité pour financer un week-end, en expliquant qu’il n’avait pas eu le temps de passer à sa banque.

    L’affaire, relancée lorsque la presse a révélé que « DGS » s’était vu promettre une somme de 1,5 million d’euros lorsqu’il a été contraint de quitter son poste, a provoqué un vif affrontement entre les dirigeants de l’UIMM et la patronne du Medef Laurence Parisot.

    Cette dernière a demandé sans succès que les membres du patronat de la métallurgie abandonne tous les mandats qu’ils détiennent dans des organismes paritaires.

    La police n’a pas pu à ce jour vérifier la destination des fonds et aucune hypothèse n’est exclue par la justice, y compris celle du financement politique ou de la corruption ponctuelle d’élus.

    L’UIMM estime qu’il n’y a pas de délit et elle reconnait avoir créé dans l’après-guerre une caisse « noire » baptisée Epim et destinée à l’origine à indemniser ses membres victimes de grèves, forte aujourd’hui de 600 millions d’euros.

    Thierry Lévêque

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