Toujours un peu fâché avec la ponctualité, Lulu sort avec un poil de retard, mais quand même bien avant la fin du monde. C’est ça, le plus Lulu.
Et ce Lulu-là est un numéro simple, soit huit pages, normal (pas comme le précédent à 12 pages). On revient donc au tarif exceptionnel de 2 euros, exceptionnellement consenti aux amateurs de Lulu depuis que les euros ont été monnaie courante. Profitez-en, le prochain sera peut-être en drachmes, si les Grecs parviennent enfin à dominer l’Europe.
On peut l’acheter EN KIOSQUE, VERSION PAPIER. Ou l’acheter EN LIGNE ( www.lalettrealulu.com/) sous forme de joli pdf tout prêt à être lu, c’est même pas plus cher, si si. Les archives sont aussi en ligne, accrochées sur le fil avec des pinces à linge.
Pour ce numéro 76 , au menu :
La traque implacable des touristes, version Voyage à Nantes, clame la une.
le bêtisier des élucubrations de Jean Blaise, maître à penser de cet événement touristico-touristique/ La grande crêperie géante maousse costo énorme va-t-elle plomber les recettes du Voyage à Nantes ? / Qui sont ces « classes créatives » qui sifflent sur nos têtes et envahissent l’île de Nantes ? /
Toujours autour de l’aéroport projeté à Notre-Dame-des-Landes.
Ruée dans les brancards. L’unanimisme du PS derrière Ayrault se lézarde. Paysans roses, locaux roses brisent l’omerta et commencent à exprimer leur désaccord/ Et si on arrêtait tout ? D’autres grands projets ont assumé de laisser tomber. Exemples/ Pépépé, pas si génial que ça : Le partenariat public privé (alias PPP) a ses détracteurs au sein du PS. Au point de remettre en cause le PPP État/collectivité/Vinci qui fait investir de l’argent public au profits des actionnaires de Vinci ?
L’Hosto revendu aux ultrabigots : Un rossignol du patrimoine hospitalier revendu aux traditionalistes purs et durs, qui ne manquent pas de projets immobiliers. Mais pour en parler, ziquette. Devra-t-on recourir aux procédés de la Sainte Inquisition ?
Journalistes ; tu connives ou pas ?
Presse et politiques : « Copains mais de loin ! » Mais après le débat, on boit des coups. Ensemble/
Autre sujet, quoique pas si loin : le pot de vin low cost. L’ouverture d’une ligne aérienne à pas cher arrose les journalistes. Un cadeau malin : les gazetiers devront dépenser autant pour grimper dans l’aéroplane.
Nantes humiliée par un renifleur de pinard. Eurofins, le fleuron de l’économie nantaise attractiviste, s’en va sans tambour ni trompette déménager ses bilans comptables au Luxembourg, le pays où les banquiers sont très très sympas et les fiscalités conviviales.
L’étoile à neuf point au catalogue des médiathèques : Drôle de formation ésotérique new age pour le personnel des médiathèques nantaises.
Législatives : l’extrême chauve rouge brun. Un candidat à l’extrême droite de Satan ?
IRT Jules-Verne : le nucléaire est sous marin. Grand machin technologique à tête rechercheuse, l’IRT Jules-Verne va plancher sur un sujet plus trop glamour après Fukushima ; le nucléaire, qui plus est noyé sous le plancton.
Le brigadier gum gun dum dum. Policier de sous élite mais un peu limité intellectuellement d’après son avocat, il avait tiré à balles de caoutchouc sur un lycéen manifestant. Mouche. Le jeune homme a perdu un œil. Le policier tireur, lui, s’en tire avec la relaxe. En récusant sans le savoir la théorie des « baïonnettes intelligentes ». Trop fort.
Faire mentir la légende. Les Grecs à la une d’Ouest France, avec une légende de photo en plein contresens. Ouest France reconnaît son erreur, en privé, mais pour faire amende honorable, alors là, faut pas y compter. Non mais.
La rentrée humilitante : bizutages et humiliation à la fac dentaire, à l’école de communication visuelle. L’apprentissage de la soumission est tolérée, tant que ces brimades ne sont pas connues.
