La lettre à Lulu
Bonjour,
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, mais qui ont à voir avec une certaine distraction de notre part, nos archives ne sont actuellement plus accessibles à l’adresse www.lalettrealulu.com. En attendant le rétablissement - dont nous vous tiendrons informés, consultez les vieux Lulu sur www.wmaker.net/lulu. Et, pour les nouvelles fraîches :
Le numéro 59 qui est désormais en kiosque traite de tout et de rien
Et justement dans la catégorie rien, les vapeurs toxiques à l’hôpital font la une. ’Panique au CHU : déjà 60 victimes, l’air de RIEN’. Ca se passe plus exactement au sein de l’unité 601 de l’Inserm, labo de recherche déjà évacué deux fois. Ses chercheurs, langue qui brûle, troubles respiratoires ou digestifs, irritations et difficultés à parler.
Sinon, au menu on lira aussi, dans les cabinets ou à table, pendant les chiffres et les lettres :
management libéral pour le personnel municipal de Nantes, rebaptisée ’boîte
à winners’.
’De la misère en milieu notable’, évoque la carrière d’Yvon Chotard, passé
du situationnisme à l’Umpisme de circonstance, avec escales éphémères par le
blairisme, l’avocat-commis-d’office-de-tourisme, le porte d’enfacisme et le
renégatisme.
’Le père Noël est vraiment une ordure’ s’égare dans les rayons d’un
supermarché Leclerc pour ramasser des bouts de père Noël en chocolat, en
miettes au pied des précaires qui font de la mise en rayon.
’Le commissaire intermittent’ revient sur la prestation scénique d’un
chefaillon de la BAC passant allègrement du massacre de jeunes à coups de flash
ball à la réconciliation très médiatisée des jeunes de banlieue avec la police
si gentille avec ces sauvageons apprivoisés.
Le Maillé Brézé, musée de l’amiante qui flotte se trouve jouer les vedettes
dans ’Un rafiot à la coule’, un article en superproduction qui évoque son passé
pas très glorieux.
Quant au général Cornecul, il fait son kaki nerveux et ça vaut son pesant de
kakiettes.
Voilà. Quelques éléments du N°59. En vente dans cette salle...
SaLULUtations