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Irak : 3000 américains ont été tués

mardi 2 janvier 2007, par rennes info

Le rapport du Groupe d’étude sur l’Irak souligne la crise de l’impérialisme américain en Irak et aux Etats-Unis sur e-torpedo.net

Un 3000e soldat américain a perdu la vie en Irak depuis 2003

Une nouvelle barre aussi tragique que symbolique a été franchie lundi en Irak. Au lendemain de l’exécution de Saddam Hussein, le nombre d’Américains tués depuis l’invasion du pays en mars 2003 a atteint les 3000.
Avec au moins 111 morts, décembre aura été le mois le plus sanglant de 2006, portant le bilan total de l’année à 820, selon la comptabilité effectuée par l’Associated Press depuis le début de la guerre.

Le décès d’un soldat originaire du Texas, annoncé par le Pentagone dimanche, dernier jour de 2006, intervient alors que le gouvernement Bush cherche une porte de sortie à ce conflit qui ne montre aucun signe d’apaisement.

Le mécontentement des Américains face à la gestion de cette guerre de plus en plus impopulaire a donné la victoire aux démocrates, désormais aux commandes du nouveau Congrès qui se réunit à compter de cette semaine.

Moins qu’au Vietnam

Trois mille morts, le chiffre est pourtant loin des bilans d’autres conflits américains : la guerre du Vietnam a tué 58 000 Américains, celle de Corée 36 000. Quant à la Seconde Guerre mondiale, elle aura causé la mort de 405 000 Américains, la Première 116 000.

La guerre d’Irak a changé de forme, désormais principalement un conflit entre chiites et sunnites, et si les forces américaines sont toujours la cible de la plupart des attaques, l’écrasante majorité des victimes sont en revanche irakiennes. De la mi-août à la mi-novembre, le nombre moyen d’attaques hebdomadaires a augmenté de 22% par rapport aux trois mois précédents.

Le nombre des GI morts en Irak a passé la barre des mille en septembre 2004, des 2000 en octobre 2005. Celle des 3000 ne donnera pas lieu à un communiqué du président George W. Bush, qui pleure chacune de ces morts, a précisé la Maison Blanche.

Critiques démocrates

Interrogé sur ce nouveau chiffre, le porte-parole adjoint de la Maison Blanche Scott Stanzel a déclaré que le président "veillera à ce que leur sacrifice n’ait pas été en vain". "Nous continuerons pendant des années à combattre des jihadistes violents pour la paix et la sécurité du monde civilisé. Les hommes et femmes courageux de l’armée américaine combattent les extrémistes afin de les empêcher d’attaquer à nouveau notre territoire".

Pour le sénateur démocrate Edward Kennedy, il s’agit d’un "tragique jalon" : Washington doit à ses troupes "une nouvelle politique qui soit à la hauteur de leur héroïsme et leur permette de rentrer sains et saufs à la maison".

Quelle stratégie adopter ?

Dans ses voeux pour la nouvelle année, le président Bush, qui réfléchit (sic) toujours au nouveau cours à impulser à sa stratégie irakienne, a déclaré : "Nous resterons offensifs contre les ennemis de la liberté, ferons progresser la sécurité de notre pays et travaillerons à un Irak libre et unifié. Défaire les terroristes et les extrémistes est le défi de notre temps, et nous répondrons à l’appel de l’histoire avec confiance et combattrons pour la liberté sans faiblir."

Partis en guerre contre l’avis de la majorité du monde, les Etats-Unis n’auront jamais réussi à rassembler une véritable coalition internationale, laissant les soldats américains payer le prix fort au sein des forces étrangères.

lire aussi :reuters

Irak : les pertes civiles battent un nouveau record en décembre

Le nombre de civils irakiens victimes de la violence politique a atteint un nouveau record en décembre , indiquent mardi des chiffres émanant du ministère de l’Intérieur. Le nombre de victimes avait déjà fortement progressé le mois précédent.

Les statistiques, qui sont considérées comme un indicateur sans toutefois recenser la totalité des morts violentes, font état de 12.320 civils tués en 2006, victimes d’actes répertoriés comme "terroristes" par les autorités irakiennes, dont la moitié au cours des quatre derniers mois.

Le ministère fait état de 1930 civils tués en décembre, un bilan trois fois et demi plus élevé qu’en janvier (580), avant la montée des violences intercommunautaires qui a suivi, en février, l’attentat contre la mosquée chiite de Samarra.

Mais toutes les statistiques prêtent à controverse en Irak.
Le chiffre de 3700 civils tués en octobre, dernier bilan avancé par les Nations unies, basé sur des données du ministère de la Santé et de la morgue de Bagdad, a été jugé exagéré par le gouvernement irakien.

Selon les chiffres de l’ONU, 120 civils en moyenne sont tués chaque jours.

Frustré de ne pas réussir à mettre fin aux violences imputées en partie à des escadrons de la mort liés à des partis au pouvoir, le gouvernement a cessé de publier ses propres statistiques et a interdit de les communiquer.

Néanmoins, les chiffres émanant de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur reflètent une tendance dont des responsables gouvernementaux et des militaires américains se sont fait l’écho. Ils ne peuvent être qu’approximatifs et sont certainement inférieurs à la réalité.

Ces chiffres n’incluent pas en effet les nombreux civils blessés dans des attentats qui succombent par la suite à leurs blessures ni les nombreuses personnes enlevées dont on reste sans nouvelle.

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