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Initiatives en faveur de la solidarité avec les peuples et travailleurs de Martinique et Guadeloupe... et pour l’extension du conflit en Bretagne et... ailleurs

vendredi 20 février 2009

19/02/09

Le syndicat des travailleurs de Bretagne/Sindikad Labourerien Breizh (SLB) appelle à se joindre à toutes les initiatives de solidarité syndicale avec les travailleurs et les peuples de Guyane, Martinique, Guadeloupe et de La Réunion en lutte.

Hier plus de 800 personnes ont pris part à un concert de soutien organisé par le SLB Universités/Skol Veur à Rennes. Sur la scène une immense banderole appréciée du public affirmait notre solidarité avec les travailleurs et peuples de ces colonies françaises.

Pendant le concert des Ramoneurs de Menhirs le 18 février à Rennes. Au second plan la banderole de solidarité avec les peuples en lutte.

Nous serons également présents pour construire un mouvement interprofessionel ici en Bretagne pour conquérir de nouveaux droits sociaux notamment lors de la prochaine assemblée générale de l’université de Rennes 2 lundi 23 février à 12 h 30 (devant le hall B) et des manifestations qui pourraient en découler.

Nous vous appelons à vous joindre à la manifestation qui aura lieu le mercredi 25 février à l’initiative de l’Union Départementale Solidaire 35 à 18 heures place la mairie à Rennes en solidarité avec les peuples et travailleurs des colonies françaises ainsi qu’a toutes les initiatives du même type en Bretagne qui auront lieu notamment à Guingamp et Brest dans les jours qui viennent.

Enfin nous serons présents le vendredi 27 février 2009 à Paris pour une réunion débat aux cotés des autres syndicats des nations sans états qui sont membres de la même plateforme syndicale que le SLB (voir plus bas).

Pour le SLB Dominig Jolived-Klec’h.

Solidarité avec les travailleurs et peuples des dernières colonies françaises

À la Réunion, le chômage atteint le taux record de 35 % de la population active, 61% des jeunes de moins de 25 ans ! Un collectif contre la vie chère organise grèves et manifestations pour l’augmentation des salaires, la baisse du prix des produits de première nécessité, le gel des loyers sociaux. Une journée de grève générale est programmée pour le 5 mars prochain.

En Guyane, manifestations, routes coupées, établissements fermés, opérations ville morte se succèdent contre la vie chère, en particulier le coût exorbitant de l’essence (1,77 € / litre) : l’UTG (Union des travailleurs de Guyane) – 60 % des voix aux dernières prud’homales – est en première ligne.

En Martinique, une grève générale a éclaté le 5 février « contre la vie chère et pour le pouvoir d’achat ». Elle est menée par un collectif syndical, dont l’UGTM (Union générale des travailleurs de Martinique). Les négociations avec les représentants de la grande distribution sont rompues tandis que des manifestations monstres se succèdent.

En Guadeloupe, où cette crise est pour le moment la plus profonde, la grève générale dure depuis bientôt un mois. Le « Collectif contre l’exploitation outrancière », le LKP, regroupe 48 organisations sur une plate-forme commune comprenant 146 revendications. Son porte-parole est le secrétaire général de l’UGTG, (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), le plus important syndicat des salariés de l’île : 52 % des voix aux dernières prud’homales.

Ce conflit prend appui sur la lutte contre la vie chère, pour la baisse du prix du carburant, pour l’augmentation immédiate de 200 € des bas salaires... mais il va bien au-delà. Le LKP rassemble le front de toutes les organisations syndicales représentatives et de la majorité des forces politiques et associatives identitaires de l’île : cette large mobilisation culturelle et sociale fait que le patronat et ses organisations, les autorités territoriales et l’État sont confrontés à tout un peuple uni.

Après avoir fait la sourde oreille, envoyé son secrétaire d’État à l’Outre-mer faire semblant de négocier, joué la montre et la division du mouvement, le gouvernement semble vouloir régler la crise par la manière forte. Des tabassages et des interpellations ont lieu. Des renforts de gendarmes mobiles débarquent. Dans la nuit du 17 au 18 février, un syndicaliste de la CGTG a été tué par balles dans des circonstances encore imprécises : nous condamnons vivement cet acte inqualifiable, d’où qu’il vienne.

Cette répression fait écho à celle que subissent l’USTKE, premier syndicat de Kanaky, et le peuple Kanake.

Les syndicats LAB (Pays Basque), SLB (Bretagne), Intersindical-CSC (Catalogne) et STC (Corse) expriment leur solidarité fraternelle avec l’UTG, l’UGTM, l’UGTG.et l’USTKE. Ils soutiennent les revendications des travailleurs et des peuples de la Réunion, de Lagwyann, de Matinik, de Gwadloup et de Kanaky qui, chacun à sa façon, luttent contre le colonialisme et pour la dignité.

Une première initiative commune aura lieu à Paris :

Réunion-débat : Elle sera retransmise en direct sur Radio Pays - Corsica (93.1 FM) En présence de Me Tiennot Grumbach, avocat de l’UGTG ;

Vendredi 27 février à 19 heures, Espace Cyrnea, 38 allée Vivaldi 75012 Paris Métro Daumesnil ou Montgallet [Voir le site] http://www.espace-cyrnea.org/

UGTM, UGTG, USTKE, LAB, SLB, Int-CSC, STC sont membres de la Plateforme des syndicats des nations sans État.

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