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Guy Môquet récupéré par Sarkozy

jeudi 17 mai 2007

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l’occupation de Paris par les Allemands et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l’Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu’il révèle les noms des amis de son père.

Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d’autres militants communistes.

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes.

Le ministre de l’Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu (un dirigeant du comité des forges et du patronat français de l’époque), sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français » : 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s’y appuient, refusent qu’on leur bande les yeux et donnent leur vie en s’écriant « vive la France ». Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00. (Voir article Représailles après la mort de Karl Hotz)

Avant d’être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy Môquet

Représailles après la mort de Karl Hotz

Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel Karl Hotz, qui de 1929 à 1933 supervise les travaux de la rue du Roi-Albert à Nantes dans le cadre de la dette de guerre allemande, est abattu à Nantes par trois résistants : Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias et l’Italien Spartaco Guisco, tous trois venus de Paris, envoyés par la résistance communiste. Ils lui tirent deux balles dans le dos à proximité de la cathédrale.

Les autorités nazies décident une répression exemplaire de cet acte qu’elles qualifient de terroriste. Elles soumettent à Pierre Pucheu une liste d’otages comprenant des anciens combattants. Pucheu ayant élevé des protestations, une seconde liste lui est fournie, face à laquelle il ne bronche pas ; cette liste comprend des otages du camp de Choisel, des communistes et des militants d’extrême gauche (trotskistes).

Le lendemain, une proclamation indique qu’au moins 50 otages seront fusillés si les tireurs ne se livrent pas. Deux jours plus tard, 48 personnes sont abattues en représailles.

Au camp de Châteaubriant, 27 otages seront fusillés, parmi eux figure Guy Môquet. Il s’agit du plus jeune des fusillés (17 ans). Il refuse que ses camarades intercèdent en sa faveur. « Je suis communiste autant que toi » déclare-t-il au dentiste Ténine.

Les plus connus des autres fusillés étaient Charles Michels, député communiste du XVe arrondissement de Paris et Jean-Pierre Timbaud, secrétaire de la fédération des métaux CGT de la région parisienne. Il y avait également un trotskiste, Marc Bourhis, et un communiste qui avait rompu avec le stalinisme, le maire de Concarneau, Pierre Guéguin. La présence de ces communistes antistaliniens fut longtemps niée par le P.C.F.

Cette exécution, en même temps que d’autres à Nantes et à Bordeaux, suscita une énorme émotion dans le pays, et une grève symbolique de cinq minutes est organisée à travers toute la France le 30 octobre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Représailles après la mort de Karl Hotz

http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_de_documentation_libre_GNU

2 Messages de forum

  • Guy Môquet récupéré par Sarkozy 17 mai 2007 21:51, par AA

    Résister c’est créer ! Créer c’est résister !

    Nous vous présentons le texte de l’appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, lu par les figures historiques de la Résistance.

    Vous pouvez voir et entendre Lise London, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Philippe Dechartre, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Georges Séguy, Maurice Voutey.

    Nous avons tourné ces images en réaction au refus de la publication
    de ce texte par les médias dominants.

    Vous pouvez diffuser ce lien sans modération.

    http://www.alternatives-images.net/

    Voir en ligne : Résister c’est créer ! Créer c’est résister !

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    • Guy Môquet récupéré par Sarkozy 17 mai 2007 22:21, par AA

      Un appel d’anciens résistants :
      Les Glières irrécupérables par M. Sarkozy !

      Non, M. Sarkozy,
      les combattants des Glières ne sont pas récupérables !

      M. Sarkozy vient de réaliser une opération médiatique sur le lieu des combats de 1944, aux Glières.

      Tantôt marchant absolument seul vers le monument, tantôt serré par des parlementaires de son parti et entouré de micros et caméras, il est certain que M. Sarkozy disposait d’un bon metteur en scène ce vendredi 4 mai 2007.
      Les dialogues étaient beaucoup moins affûtés : parler de la « sérénité » du lieu s’accommodait bien mal de la bousculade médiatique de ce jour là. Et les propos polémiques contre sa concurrente au poste de la Présidence de la République face aux micros tendus n’étaient pas dignes d’être proférés sur le lieu même du sacrifice des Résistants Unis.

      suite : http://www.fsd74.org/article.php3?id_article=1068

      Voir en ligne : Les Glières irrécupérables par M. Sarkozy !

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