Élections européennes 2009
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Elections européennes. Les résultats dans l’Ouest
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Circonscription Ouest
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Bretagne
Liste %
Christophe Béchu (UMP) 26,71%
Yannick Jadot (Verts) 17,94%
Bernadette Vergnaud (PS) 17,70%
Sylvie Goulard (MoDem) 9,71%
Philippe de Villiers (DVD) 5,64%
Laurence de Bouard (NPA) 5,40%
Jacques Généreux (PCF) 5,02%
Eva Roy (ECO) 3,50%
Brigitte Neveux (FN) 3,04%
Emile Granville (REG) 2,82%
Valérie Hamon (LO) 1,28%
Christian Lechevalier (DLR) 0,66%
Bert Horst Schumann (DIV) 0,19%
Louis-Marie Bachelot (DVD) 0,17%
Thierry Brulavoine (ECO) 0,06%
Jean-Philippe Chauvin (DVD) 0,04%
Christophe Dupas (DIV) 0,03%
Gilles Helgen (DIV) 0,03%
Chantal Girardin (DVG) 0,01%
Bruno Blossier (DIV) 0,01%
Les élections européennes en France, marquées par une abstention record de près de 60%, se sont soldées dimanche par la victoire de la majorité présidentielle, la déroute du PS et du MoDem et la percée surprise d’Europe Ecologie, qui talonne les socialistes.
L’UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes sont nettement en tête avec plus de 28% (30 sièges) contre 16,64% (17) lors du précédent scrutin de 2004.
Le Premier ministre, François Fillon, a salué "un très bon résultat" et réaffirmé le cap des réformes en appelant au rassemblement face à la crise. Plus de sept Français sur dix n’ont pas voté pour des listes soutenant Nicolas Sarkozy.
Même si les suffrages cumulés de l’opposition surpassent le score de la majorité présidentielle, le parti au pouvoir peut se prévaloir d’un plébiscite dans les urnes à l’instar de l’UDF (Simone Veil) en 1979 et du PS (François Hollande) en 1999.
"C’est la sanction du vote sanction", a estimé le ministre du Travail, Brice Hortefeux.
Martine Aubry, confrontée à son premier test électoral, et François Bayrou, qui ambitionnait de se mettre sur orbite présidentielle pour 2012, subissent un cinglant échec personnel.
C’est en revanche un succès inattendu pour l’ancien leader étudiant de Mai 68, l’eurodéputé Vert sortant Daniel Cohn-Bendit, qui est parvenu à fédérer des écologistes minés par la dispersion, de José Bové à Nicolas Hulot.
LE PS "PAS CRÉDIBLE"
Le Parti socialiste, qui réalise son deuxième plus mauvais score européen après les 14,5% de Michel Rocard en 1994, régresse considérablement avec près de 17% et 14 sièges contre 28,89% et 31 sièges lors du précédent scrutin de juin 2004.
Le premier secrétaire du PS, qui voit son autorité affaiblie et devra composer avec ses rivaux, Ségolène Royal au premier chef, a dit prendre acte du "message" des électeurs et annoncé qu’elle n’abandonnait pas sa quête d’"un nouveau projet".
"Nous ne sommes pas encore crédibles", a-t-elle souligné.
Battu en Ile-de-France, Benoît Hamon, porte-parole du PS et figure montante du parti, ne retrouvera pas son siège européen.
Le PS pâtit de l’émiettement des voix à gauche, comme lors du premier tour de la présidentielle du 21 avril 2002, et de ses querelles internes six mois après le congrès fratricide de Reims.
"Pas de bouc émissaire, pas de complot, pas de putsch, pas de coup d’Etat", a demandé le député Pierre Moscovici, alors que le PS tient son conseil national mardi soir.
François Bayrou, qui visait un score proche des 18,57% du premier tour de l’élection présidentielle de 2007 et avait fondé sa campagne sur son opposition virulente au président Nicolas Sarkozy, est contraint à une douloureuse révision stratégique.
Il recueille quelque 8% des voix (six sièges) contre 11,95% (11 sièges) en 2004 à la tête de l’UDF.
Le leader centriste s’est engagé à "tirer les leçons" de son revers, regrettant de s’être "laissé entraîner dans une polémique excessive qui a troublé". Une allusion à la vive altercation l’ayant opposé à Daniel Cohn-Bendit, qu’il avait accusé à demi-mot de complaisance envers la pédophilie.
LE GRAND RETOUR DE DANIEL COHN-BENDIT
Europe Ecologie, qui engrange environ 16% des voix (14 sièges) contre les 7,40% et six sièges des Verts en 1994, surgit dans le rôle de la "troisième force" dévolue en 2007 au MoDem.
Le mouvement ravit la deuxième place au PS en Ile-de-France et dans le Sud-Est.
Mettons "toute notre imagination au pouvoir de l’écologie politique", a déclaré Daniel Cohn-Bendit, modernisant au goût du jour un des slogans de mai 68.
Tête de liste en Ile-de-France aux côtés d’Eva Joly, ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf, l’eurodéputé d’origine allemande s’est efforcé de "dénationaliser" sa performance en lançant sur le mode de la boutade qu’il n’était pas candidat à la présidentielle de 2012.
A l’extrême gauche de l’échiquier, c’est le Front de gauche de l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon et de la communiste Marie-George Buffet qui réussit son baptême du feu électoral aux dépens du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot, qui lui aussi affrontait pour la première fois le verdict des urnes.
Le Front de gauche obtiendrait quatre sièges avec plus de 6%, le NPA ne sera pas représenté à Strasbourg avec moins de 5%.
Le Front national, qui espérait se refaire une santé après les échecs successifs des législatives de 2007 et des municipales de 2008, conserverait trois sièges, dont celui de son président Jean-Marie Le Pen, avec un peu plus de 6% contre 9,81% (7 sièges) en 2004.
Nicolas Sarkozy "nous a volés, mais il ne nous a pas tués", a dit le dirigeant d’extrême droite, qui a mis en avant "le désaveu de 60% d’abstention". "Les Français condamnent l’Union européenne", a-t-il affirmé.
Edité par Yves Clarisse
lundi 8 juin 2009 00h15