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Contre la contestation étudiante, le gouvernement lâche ses chiens !

vendredi 16 novembre 2007

Communiqué de presse CNT (suite répression Universités Nanterre et Rennes). Rennes jeudi 15 novembre 2007.

Contre la contestation étudiante, le gouvernement lâche ses chiens !

Mardi matin, prétextant des tensions entre pro et anti-blocages, le président de l’université de Nanterre Olivier Audéoud , en accord avec le préfet et donc le gouvernement, a utilisé la violence policière pour casser le blocage de l’université. Une mobilisation disproportionnée avec une trentaine de cars, des CRS armés qui ont matraqué, gazé et poussé violemment dans les escaliers les étudiants bloqueurs, faisant plusieurs blessés.

Jeudi matin à deux heures, ce sont une trentaine de cars de CRS, 5 de gardes mobiles et une bonne vingtaine de « banalisés » qui ont expulsé une trentaine de grévistes qui occupaient l’Université de Rennes 2. Le président de l’Université Marc Gontard, qui observait la scène à bonne distance jugeant l’intervention policière dangereuse (deux étudiants ont été blessés), pourra se vanter d’avoir commandité et inauguré la première intervention policière à Rennes 2 depuis sa création il y a quarante ans.

Aujourd’hui, une fois de plus, l’Etat et les présidents d’université montrent leur vrai visage, celui de la répression contre la contestation qui grandit depuis des années face à une réforme de l’université conforme aux directives de l’Union européenne et de l’OMC. Une réforme qui sous couvert d’autonomie vise à développer une université soumise aux lois de l’argent, basée sur la compétition, la sélection financière et scolaire, la soumission de la pensée aux intérêts des entreprises, et qui vise à faire des présidents d’université de véritables patrons. Ces derniers, organisés en lobby au sein de la CPU ( conférences des présidents d’université) sont pour la plupart des soutiens indéfectibles de la réforme, et organisent la violence contre les grévistes, en utilisant les étudiants mécontents des blocages. Leur ministre, Valérie Pécresse a beau jeu de condamner toute forme de violence dans les facs alors que les forces de l’ordre étatique transforment les campus en champ de bataille.

La CNT dénonce les interventions policières dans les universités et la volonté du gouvernement de faire passer par la force une réforme comme toujours au service d’une minorité, celle des riches, celle qui gouverne, au détriment des étudiants et des salariés des universités. La CNT défend l’idée d’une université populaire, accessible à tous, indépendante des intérêts économiques, et gérée par ceux et celles qui y travaillent, étudiants et salariés. Pour cela, elle soutient les étudiants en lutte contre le patronat universitaire et son gouvernement.

CRS HORS DES FACS ! RETRAIT DE LA LRU ! L’UNIVERSITE A CELLES ET CEUX QUI LA FONT VIVRE !

Confédération Nationale du Travail CNT Bureau Confédéral BP 30423 35004 RENNES cedex Telephone : 0810 000 367 (No Azur, prix d’appel local) Fax 02 99 63 12 58 Mail : cnt cnt-f.org

Site Internet : http://www.cnt-f.org

2 Messages de forum

  • Les forces de l’ordre sont intervenues l’année dernière sur le campus de Rennes 2 pour évacuer un groupe bloquant la présidence dans le cadre d’une campagne pour un référendum à la fac. Je n’ai plus la date exacte en tête. Le syndicat SUD-étudiants avait d’ailleurs condamné cette intervention dans un communiqué.
    De plus, faire l’amalgame entre la situation à Nanterre et à Rennes n’est aucunement justifiable. Et mettre dans le même panier les présidents d’université, l’état et les flics est la preuve de votre bien triste niveau d’analyse politique. Malgré mon opposition à la LRU et ma tristesse de voir les CRS rentrer dans les facs, je dois constater que la rigueur et l’honnêteté sont des valeurs absentes au sein de votre syndicat.

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    • Je ne fais pas parti de ce syndicat mais l’analogie est plus que justifiée : les présidents de fac reçoivent des consignes directement de l’Etat et notamment de leur ministère de tutelle celui de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il n’est donc pas très difficile de croire que la pression soit mise sur les présidents de facs. C’est donc une analyse qui se justifie puisque le procédé a été le même à Paris, à montpelier (où les élus étudiants ont décider de démisionner des CA)... : d’ailleurs concernant rennes la dernière fois que la police est rentré à Rennes 2 c’était en...1968 !!

      On veut banaliser l’usage de la force répressive pour que cela devienne un réflexe qui ne choque plus.

      Ton petit discours vise simplement à faire passer les syndicats pour des illuminés mais là c’est raté...

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