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Après 132 jours de grève les facteurs de Rennes Crimée reprendront le travail les 22 et 23 mai 2018

dimanche 20 mai 2018

Après s’être réuni en assemblée le collectif de facteurs de Rennes Crimée a décidé de reprendre le travail en début de semaine prochaine.

Après avoir été reçue mercredi et jeudi, la délégation du collectif des facteurs de Rennes Crimée a accepté de signer un protocole de reprise du travail même si celui-ci est loin de les satisfaire.

En effet, nous rappelons que les facteurs s’opposaient à la réorganisation en « méridienne », à la suppression de 6 tournées et à la précarisation en exigeant la « cdisation » des nombreux CDD.

Le protocole ne supprime pas le projet d’organisation en « méridienne » mais limite cette mauvaise organisation à 4 tournées sur 24.

Du point de vue de l’emploi, la suppression des 6 positions de facteurs est descendue à une suppression de 4 tournées sur 28. Par contre, il n’y a aucune certitude en ce qui concerne la transformation de CDD en CDI

Au bout de 132 jours de grève, les avancées sont donc minimales.

Mais au bout de 132 jours de grève, il fallait bien que les plus intelligents trouvent une solution.

C’est donc tout à l’honneur des facteurs de faire preuve de responsabilité et de reprendre le travail puisque la direction souhaitait les mettre à genoux

ATTENTION :

LE PROTOCOLE DE REPRISE DU TRAVAIL EN DÉBUT DE SEMAINE PROCHAINE (22 ou 23 mai) NE CONCERNE QUE LE BUREAU DE RENNES CRIMÉE.

Comme chacun a pu le constater, la grève a été suivie par plusieurs centaines de facteurs et notamment les facteurs de Rennes Legast , Rennes Colombier, Janzé, La Guerche de Bretagne, Guichen, Louvigné du désert, Montauban, Maure de Bretagne, Pipriac, etc.. Ils étaient plus de 250 en grève le 14 mai dernier.

La négociation n’ayant concerné que le bureau des Rennes Crimée, tous les problèmes et toutes les difficultés demeurent puisque la direction refuse une négociation départementale.

Plusieurs rencontres ont eu lieu localement (Guichen, Louvigne du désert) mais n’ont rien donné.

Comme nous l’avons déjà rappelé, l’assignation le 23 mai en TGI de La Poste a été faite par des cabinets d’avocats qui ne sont pas desservis par les facteurs de Rennes Crimée mais par ceux de Rennes Colombier !

Or il n’y a aucune négociation en ce qui concerne les facteurs de Rennes colombier…

Le syndicat SUD est donc toujours en l’attente d’une négociation départementale pour l’ensemble des facteurs d’Ille et Vilaine, ce qui permettrait de mettre fin au conflit durablement.

En l’absence de négociations départementales, les conflits locaux vont se multiplier au gré du calendrier des réorganisations établies par la direction dur 18 mois.

La direction de La Poste a systématiquement menti aux usagers et aux médias en annonçant que plus de 90% des tournées étaient assurées sur le département. La plainte des avocats auprès du TGI prouve que c’est faux.

La gestion du conflit a été et est catastrophique. Compte tenu de la pagaille que la direction a mise dans le stockage de plusieurs centaines de milliers de lettres, dans une distribution par des cadres qui génère une multitude d’erreurs, le retour à une distribution normale n’est pas pour demain, ni pour après-demain.

Nous encourageons d’ailleurs les usagers à multiplier les recours contre La Poste, notamment à partir de la reprise effective du travail.

Syndicat SUD-PTT d’ille et Vilaine

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