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Action de blocage de la Plateforme Colis du Rheu

mercredi 15 novembre 2017

AGInterpro

Ce mardi 14 novembre, pendant trois heures, de 19h à 23h, une cinquantaine de manifestants ont bloqué la Plateforme Colis du Rheu (PFC), empêchant ainsi tout véhicule de livraison d’entrer ou de sortir de l’entreprise.

L’objectif de cette action était double, à la fois exprimer un refus clair et déterminé des réformes actuelles du gouvernement et en particulier des ordonnances reformant le code du travail, mais également d’exprimer une solidarité concrète avec les salariés de la Poste.

Ceux-ci sont confrontés depuis plusieurs mois à une réorganisation qui touche petit à petit tous les centres de distribution du courrier. La date de ce blocage n’était donc pas choisie par hasard, puisque la réorganisation précédemment repoussée, grâce à la mobilisation des salariés, au centre de distribution de Janzé rentrait en vigueur ce mardi 14 novembre.

Cette réorganisation, les salariés n’en voulaient pas et ils étaient jusqu’à 85 % à le dire par la grève. Pourtant, la direction de La Poste a préféré se plier aux exigences des entreprises comme Amazon, dorénavant client de la Poste et qui exigent des livraisons toute la journée entraînant un allongement de la journée de travail des facteurs, l’imposition d’une pause méridienne et la dégradation des conditions de travail.

C’est donc un message clair que les manifestants souhaitaient envoyer à la direction par cette action : la violence faite aux salariés a un prix politique et financier !

Ainsi les salariés de l’équipe de nuit de la Plateforme Colis du Rheu ont pu se reposer pendant trois heures ce mardi 14 novembre, puisqu’aucun colis n’est entré ou sorti de l’entreprise pendant cette période. Perte sèche pour l’entreprise, d’autant plus importante qu’elle intervient dans une période de forte activité où le recrutement d’intérimaires se fait massif.

Pour les salariés de la PFC, la date du 14 novembre était également forte symboliquement car elle marque le début de la mise en œuvre et ce jusqu’à la fin de l’année, de la prime de présence qui récompense ceux qui n’auront pas été absent, quel que soit le motif.

La direction de la Poste justifie cette décision par le surplus d’activité sur cette période, mais en réalité, elle vient surtout sanctionner les éventuels grévistes et s’inscrit dans une politique anti-syndicale globale sur la PFC : recrutement massif d’intérimaire, et en toute illégalité, pour remplacer les grévistes, refus des détachements syndicaux sur la fin d’année, etc.

Cette politique anti-syndicale et de flexibilisation du travail menée par la direction de la Poste s’inscrit pleinement dans le projet libéral du gouvernement. Il y a donc une convergence possible et nécessaire entre les luttes des salariés de la Poste et celles, plus large, contre les réformes Macron.

aginterpro riseup.net

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