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Abandon de poste de la direction du CHGR face à son devoir de protection des salariés

mardi 17 avril 2018

SUD décide d’écrire aujourd’hui après de multiples dysfonctionnements relatifs à la sécurité des agents du CHGR. Depuis mi-février, SUD n’a cessé d’agir pour votre sécurité face à l’inaction de la direction. Par ce tract, nous retraçons quelques éléments qu’il nous parait nécessaire de vous communiquer.

Il y a quelques semaines la cuisine centrale a été « visitée » la nuit… Le 5 avril 2018 plusieurs intrusions nocturnes ont à nouveau eu lieu, mettant en danger les salariés présents…

Cette situation n’est malheureusement pas unique. Le 15 février 2018, lors d’une réunion de sécurité des biens et des personnes, nous avons appris qu’un agent a subi une agression grave au mois d’octobre. Avant cette date, les membres CHSCT de SUD n’étaient pas informés. La Direction du CHGR a été informée des faits fin novembre 2017 et n’a rien mis en place pour assurer la protection des salariés. Pire le directeur qualifie l’événement de façon très administrative « un événement indésirable grave ». Les mesures à mettre en place sont clairement établies dans les fiches réflexes sur la conduite à tenir dans les situations de violence en établissements publics, sanitaires et médico-sociaux, éditées par le Ministère de la Santé. Et pourtant le directeur n’a mis aucune mesure suffisante en place pour faire cesser les dangers constatés…

Les problèmes de violence, les intrusions, l’insécurité… sont la réalité que vivent trop souvent les agents du CHGR.

D’ailleurs, il est toujours observé la présence de personnes errant chaque soir dans l’enceinte de l’établissement.

Un courrier à l’attention des agents de nuit a été envoyé le 14 mars par la direction. Il a suscité beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes ; le syndicat SUD a soutenu et accompagné le personnel de nuit dans sa demande de rencontre avec le directeur. Les agents n’ont pu que constater lors de la réunion du 11 avril, la totale déconnexion du directeur face à la réalité que vivent les agents, notamment lors des sous-effectifs la nuit.

Chaque semaine, le syndicat SUD signale des sous-effectifs, où des agents assurent leur nuit seul. Depuis début 2018, SUD a inscrit 36 signalements au registre des Dangers Graves et Imminents du CHGR.

Aucune action de la direction pour combler les sous effectifs. Régulièrement nous alertons la direction en demandant la tenue de CHSCT extraordinaires sur des situations en lien avec l’insécurité. Quand nous avons appris (le 15 février !) l’agression grave d’un agent cet automne, SUD a demandé dès le 16 février un CHSCT extraordinaire. Malgré la forte résistance de la direction, il s’est déroulé le 23 février en présence de l’inspecteur du travail et du médecin inspecteur du travail. Nous avons alors rappelé au directeur ses obligations à convoquer immédiatement un CHSCT extraordinaire dans une telle situation, sans exclure l’absolue nécessité de discrétion face à la situation individuelle. Il est effectivement du rôle du CHSCT d’aborder la question sous l’angle collectif et donc de la sécurité de tous les agents.

Début avril, nous avons conduit la direction à faire une visite du site pour faire un état des lieux des problèmes identifiés par les agents (accès au site, éclairage, les déplacements des personnels…). Il est édifiant de constater leur méconnaissance de la réalité du travail des agents de leur hôpital.

Enfin, il faut noter que c’est SUD qui a du rencontrer et signaler à l’ARS les multiples problèmes de sécurité au CHGR, alors que cela incombe au directeur. Depuis, l’ARS a demandé au directeur de se justifier sur l’absence de communication et les mesures mises en place depuis plusieurs mois.

A ce jour, nous constatons l’insuffisance des actions mises en place par la direction pour éviter que de tels faits se reproduisent.

Pourtant nous avons fait des propositions à la direction pour réellement protéger les salariés :

  • Davantage de personnel la nuit afin de stopper les sous-effectifs quotidiens
  • La sécurisation de tous les sites du CHGR : accès, éclairage, rondes par des agents de sécurité habilités « malveillance »
  • La mise en place d’un dispositif d’alerte adapté et efficace, autre que la ceinture de géolocalisation déjà testée

Jusqu’où faudra-t-il aller pour que la direction réagisse ?

Syndicat sud santé sociaux 35

contact : sudchgr gmail.com

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